fbpx

Chapitre 2

De la blague au cauchemar

Dans les mois suivants, on a reçu trois autres mots au bureau. À chaque fois une nouvelle adresse, qui nous menait à une mise en scène de mannequins. Scène 2 03.02.2018 Sous-sol industriel, canal de l’Ourcq Scène 3 26.05.2018 Petite ceinture, XIVe arrondissement Scène 4 02.10.2018 Le Mausolée, porte de la Villette

À vrai dire, je cherchais même plus à comprendre.

Je me contentais de mettre à jour le dossier.

Même si c’était vaguement divertissant,

les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures.

C’est ce jour-là que tout a basculé, presque par hasard. Je m’étais pris un chinois avant de rejoindre ma bagnole. 02.12.2018 21:45 350 jours après la Scène 1 J’étais sur une mission de surveillance. Un truc de routine. J’en avais pour la nuit. Vu qu’il se passait rien, j’avais pris mon journal. Les pages Sport, puis rapidement les Faits divers. Comme si j’en voyais pas assez. Et au milieu de tout ça, un article. Insignifiant en apparence. Mais qui m’a glacé le sang. Lire l'article

Veillée organisée pour Vincent Bart, un an après sa disparition.


Sa famille, ses amis et quelques curieux se sont réunis ce samedi à l'Église Saint-Hippolyte, dans le 13ème arrondissement.


Le jeune homme, qui aurait eu 30 ans le mois dernier, avait disparu alors qu'il promenait son chien au parc de Choisy. Le labrador était rentré seul au domicile de Vincent et de sa compagne Caroline.


"La police a abandonné les recherches au bout d'une semaine. Ils disent qu'il s'est sûrement suicidé." nous confie Caroline, les yeux humides. Touché par son histoire, le prêtre André Bernardi a décidé de mettre à disposition l'Église le temps d'une soirée hommage.


Homme aux cheveux châtains, yeux marrons, 1m80, corpulence moyenne, vêtu d'un costume noir et d'une cravate jaune au moment de sa disparition. Si vous avez des informations, merci de contacter le commissariat du 13ème arrondissement ou le 17.

La cravate du jeune homme, c’était celle qu’on avait vu sur la Scène 1.

On a immédiatement vérifié pour les Scènes 2, 3 et 4.

Chaque mannequin portait bien les vêtements d’une personne disparue.

Un malade enlevait des gens puis remplaçait leur corps par un de ces fichus mannequins.

Et on en avait quatre sur le dos.

Aller au Chapitre 3